Récompenses et critiques

Article paru dans le Allgemeine Zeitung du 21 octobre 2024:

Article paru dans le Allgemeine Zeitung du 18 février 2024:

https://www.az-online.de/uelzen/ebstorf/inspiriert-vom-mittelalter-ein-franzose-malt-die-weltkarte-neu-92837453.html

Médaille du Salon International 2023 de Barcelone pour l’œuvre NGC2818.


Critique de la critique d’art
Aline Llareus-Dinier
après l’exposition de Toulouse

Aline Llareus-Dinier.

Eric Mazurie : Un peintre néo-humaniste qui a su garder les pieds sur terre.


Eric Mazurie a retrouvé les clés d’un monde universel.

Les œuvres d’Eric Mazurie nous introduisent dans un monde où chacun d’entre nous s’agite, se débat ou se cache pour essayer de pas se laisser aspirer dans ce gouffre sans fond qu’on appelle ignorance.

Eric Mazurie n’attend plus le Godot de Samuel Beckett, il l’a rencontré à la croisée des chemins qui mènent partout et nulle part, avec pour seul repère un panneau indicateur qui nous conduit au plus profond de nous-mêmes. Pour cela, une seule condition : accepter de rejeter le masque qui voile souvent notre regard, et cesser de vouloir manipuler à notre guise un environnement d’autant plus fragile qu’il ne nous appartient pas. Eric Mazurie, en véritable artiste, a évité de tomber dans le piège.

Un peintre courageux, lucide et clairvoyant.

Eric affirme lui-même revendiquer un « art de salon » comme il existe une « musique de chambre ». Il analyse sa peinture avec le recul que seule l’objectivité peut permettre à un véritable créateur. Il a compris depuis son enfance que, pour pouvoir avancer, il ne suffisait pas de regarder devant soi. Il a utilisé son regard comme un trépan perforateur pour scruter cet univers qui lui donnait le vertige. Il a compris qu’à force de vouloir se protéger dans le cocon du déjà-connu, on le verrait un jour éclater comme une bulle de savon : la bulle de savon n’est pas celle du savoir !

Afin de ne pas perdre pied, Eric a pris soin de dessiner un support vertical ou horizontal qui lui permet de se pencher pour mieux voir sans pour autant perdre l’équilibre. S’assurer d’un support ne veut pas dire que l’on ne peut pas s’aventurer hors du cadre ou rester immobile. Chacun a son aura, danse, chante sur une musique et une chorégraphie écrites par des compositeurs anonymes ou, si l’on a un vrai talent créateur, peut-être soi-même. Celles dont je parle sont signées Eric Mazurie.

Un peintre qui pratique « la science des choses de l’air ».

Ce que les Grecs nommaient « la science des choses de l’air », Eric Mazurie la pratique : il met le ciel et la terre en interface sur les supports qui lui semblent les mieux adaptés. Il a compris que l’Espace était une Terre d’avenir, ce qui ne donne pas pour autant aux Hommes le droit de modeler ou détruire à leur guise celle sur laquelle nous pouvons encore nous tenir debout.

Eric se contente de suivre le sage conseil baudelairien, il va « vers l’inconnu pour trouver du nouveau ». Eric Mazurie s’est donné les moyens d’aller au bout de ses rêves en apprenant à maitriser les techniques que ses prédécesseurs ont mis des siècles à acquérir, les a enrichies de ses propres découvertes. Il ne s’est trouvé aucune excuse fallacieuse pour user du « non finito » (qui aujourd’hui fait école), un « non finito » trop souvent victime d’un snobisme qui le confond avec un « mai cominciare ».